Parfois, j'en ai tout simplement marre.
Marre des autres, marre de moi, marre de a vie, marre de vivre, ou plutôt survivre.
Lorsqu'on se rend compte que finalement, on vit dans un monde où l'on a pas sa place, que personne ne remarque notre absence ou notre malêtre, que plus rien ne nous intéresse, que l'espoir et l'envie nous quitte, que nous reste-il ?
Je me le demande.
Chaque matin je me lève, n'espérant qu'une chose, me recoucher et ne plus jamais me réveiller.
Je n'ai même plus envie de sortir, de voir le soleil, non, il brille bien trop à mon gout. Je finis par ne même plus écouter quand on me parle, juste espérer qu'on se taise, et qu'on me laisse envie vivre, si c'est bien le terme.
Je me demande pourquoi je continue, pourquoi je ment, pourquoi je fait semblant, mais à vrai dire je ne peut pas arrêter.
C'est soit faire la sotte de service, sourire, rire, paraitre, soit être moi, et là... néant.
Je ne souris plus, je n'en ai plus la force, plus l'envie, même les larmes qui perlaient sur mon visage d'enfant n'existent plus, et mon enfance non plus. Je n'ai plus envie de rire, parce qu'il n'y a tout simplement rien de drôle. Je ne comprend pas tout ces gens, je ne comprend pas pourquoi ils sont heureux et pas moi, pourquoi ?
Je n'ai pourtant rien fait de plus ni de moins, mais c'est tombé sur moi.
Alors j'assume, qu'est-ce que je peux faire d'autre ?
Mais quand je me rend compte, que je deviens même incapable d'écrire quelque chose de joyeux, ou plutôt pas triste, quand je ne vois plus que le mauvais coté des choses, que je n'aime que les chansons les plus tristes, que même la musique en elle même ne me convient plus, je suis perdue.
Ma vie s'écroule, et je n'en suis que spectatrice, délaissée, incapable d'agir sur moi-même.
Et je n'y peut rien.
Je tente de vivre, encore, ou plutôt survivre, et j'espère toujours qu'il y aura quelque chose de meilleur, mais mes amis s'en vont, un par un, et je me retrouve seule, face à un avenir inconnu, et j'en ai peur.
Parce que je ne vis que pour eux, que de cet espoir que je ne suis pas seule, et quand ils ne seront plus là, je le serai.
Et là, rien que le néant, le même qui emplis mon c½ur, cet espace vide laissé en moi, plus rien, plus cette étincelle dans mon regard d'enfant, rien que moi, et ma déchirure, blessure profonde qui ne guérira jamais.
Et je n'ai ni envie de mettre de couleur, ni de déco, parce que dans ma vie il n'y en a pas.